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Canadiens · LNH
Édition du matin · mardi 4 août 2026
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Rumeur · Canadiens

Contrat de Bolduc : un nouveau comparatif à 4,25 M$ avec l'entente de Collin Graf

Karine Hains, de The Hockey News, avance l'entente de Collin Graf comme point de comparaison pour le prochain contrat de Zachary Bolduc. Les Sharks de San Jose ont mis l'ailier de 23 ans sous contrat le 31 juillet : trois saisons, 12,75 M$ au total, soit 4,25 M$ par année. Sur le plan des chiffres, Graf a récolté 46 points en 81 matchs la saison dernière et compte 59 points en 121 matchs en carrière (0,48 point par match), contre 30 points en 78 matchs et 75 points en 175 matchs (0,43) pour Bolduc. Hains, qui écrivait déjà qu'un pont de trois ans entre 4 et 4,5 M$ aurait du sens, y voit désormais l'issue la plus probable du dossier.

Ce que ça veut dire

Bolduc et Arber Xhekaj demeurent les deux joueurs autonomes avec restriction sans contrat à Montréal, et PuckPedia chiffrait l'espace disponible sous le plafond salarial à 9,78 M$ le 4 août. Un pont de trois ans autour de 4,25 M$ laisserait à Kent Hughes de quoi régler aussi le dossier Xhekaj, mais rognerait sa marge de manœuvre pour toute autre addition d'ici le camp. La comparaison a toutefois ses limites : Graf n'a jamais été repêché et sort d'une saison de 21 buts, alors que Bolduc a été choisi au 17e rang au total en 2021 — un écart de parcours que Hains relève elle aussi, en notant qu'un joueur qui n'a pas encore livré tout son potentiel reste difficile à chiffrer.

Sources

On résume les faits et on crédite toujours l'article original — le lire au complet, c'est chez eux que ça se passe. Notre méthodologie.

À lire aussi

Crédible

Vinzenz Rohrer s'entend avec Zoug, en Suisse — il lui reste deux ans de contrat d'entrée avec le Canadien

Vinzenz Rohrer, espoir du Canadien de Montréal, s'est entendu avec le EV Zoug de la National League suisse, ont rapporté lundi le chroniqueur Klaus Zaugg, sur watson.ch, et le quotidien Neue Zürcher Zeitung, sous la plume de Nicola Berger. Zaugg chiffre l'entente à trois saisons; la NZZ, elle, s'en tient à un engagement dont elle ne précise pas la durée et qualifie de grotesques les montants de salaire qui circulent dans le milieu — nous n'en publions donc aucun. L'attaquant autrichien de 21 ans, repêché par Montréal au troisième tour, 75e au total, en 2022, a écarté le HC Davos et les ZSC Lions, son employeur des trois dernières saisons, pendant qu'à Berne on espérait encore le convaincre dimanche. Ni le EV Zoug ni le Canadien n'avaient officialisé l'entente au moment d'écrire ces lignes : la page des communiqués du club zougois n'en faisait aucune mention lundi soir, pas plus que celle du Canadien.

Ce que ça veut dire

Rohrer ne quitte pas l'organisation, il s'en éloigne d'un cran. Le contrat d'entrée de trois ans que Kent Hughes lui a consenti le 14 juin 2025 court de 2025-2026 à 2027-2028; la première saison a été écoulée en prêt aux ZSC Lions, si bien qu'il reste deux années d'engagement avec Montréal — 972 500 $ par saison selon PuckPedia, avant l'autonomie avec compensation. Zaugg décrit l'arrangement comme un prêt d'au moins un an consenti par le Canadien, et c'est de là que découle la vraie conséquence locale, celle qu'aucun communiqué n'écrira : la porte de Laval se referme pour 2026-2027, et le Rocket perd un attaquant qu'il comptait revoir après ses six matchs du printemps. Sur la masse salariale, l'effet est nul — un joueur prêté en Europe ne pèse pas sous le plafond —, et les dossiers Zachary Bolduc et Arber Xhekaj restent exactement où ils étaient lundi soir. Un mot, enfin, sur la façon dont la nouvelle a circulé, parce que c'est notre travail de le dire. Les quatre titres francophones parus lundi soir présentent comme acquis ce qui ne l'est pas encore. HabsolumentFan écrit que Rohrer « tourne le dos à Laval et à l'Amérique du Nord », alors qu'il reste sous contrat avec Montréal deux saisons de plus et que le club conserve le droit de le rappeler. DansLesCoulisses titre qu'il « a signé un contrat de trois ans en Europe » — une durée qui ne vient que de Zaugg, et que la NZZ ne confirme pas. Le Journal de Montréal et TVA Sports affirment tous deux qu'il « ne jouera pas avec le Rocket la saison prochaine » : c'est une déduction raisonnable du prêt rapporté — la nôtre aussi — mais une déduction, et aucun des deux clubs ne l'a écrite. Ce qui est établi lundi soir tient en une ligne : deux journalistes suisses établis rapportent une entente que ni le club suisse ni le club montréalais n'a confirmée.

Confirmé

Contrat d'un an à deux volets pour Maksymilian Szuber, le défenseur obtenu de l'Utah en juin

Le Canadien de Montréal a annoncé lundi s'être entendu avec le défenseur Maksymilian Szuber sur un contrat d'une saison à deux volets, pour 2026-2027. Le club n'a pas dévoilé le montant. Szuber, 23 ans (6 pi 3 po, 215 lb), est arrivé dans l'organisation le 29 juin, quand Montréal l'a obtenu du Mammoth de l'Utah en retour de l'attaquant Joshua Roy — une contrepartie que le communiqué de lundi ne nomme pas, mais que le club avait lui-même annoncée en juin. L'arrière sort d'une saison de 65 matchs avec les Roadrunners de Tucson, dans la Ligue américaine, où il a récolté 27 points (11 buts, 16 passes) et 67 minutes de pénalité; il a mené les défenseurs de son équipe pour les buts et terminé troisième pointeur du club. Repêché au sixième tour, 163e au total, par les Coyotes de l'Arizona en 2022, il n'a disputé qu'un seul match dans la LNH, en 2023-2024. Détail que les reprises escamotent souvent : né à Opole, en Pologne, il joue au niveau international pour l'Allemagne, avec qui il a pris l'argent au Championnat du monde de l'IIHF en 2023, après avoir gagné le championnat de la DEL avec Munich en 2022-2023.

Ce que ça veut dire

À peu près rien sur la masse salariale, et c'est voulu. Un contrat à deux volets ne pèse sous le plafond que les jours où le joueur est effectivement dans la LNH — l'entente ne change donc pas l'arithmétique des dossiers Bolduc et Xhekaj, toujours ouverts. La vraie conséquence est ailleurs, et elle est datée : selon HabsWorld, Szuber devient cet automne admissible au ballottage pour la première fois. Autrement dit, le réflexe habituel avec un défenseur de 23 ans — le renvoyer à Laval et le laisser mûrir — coûte maintenant le risque de le perdre au profit de n'importe laquelle des 31 autres équipes. Une signature de fond de formation vient donc avec une décision réelle au camp, ce qui est précisément ce qu'une ligne d'agence de presse laisse tomber. Sur le fond de l'échange du 29 juin, la lecture mérite d'être dite franchement : Montréal a cédé Joshua Roy, un attaquant natif de Saint-Georges-de-Beauce repêché par le club en 2021 et qui avait disputé 38 matchs dans la LNH avec lui — 6 buts, 11 points, selon Pro Hockey Rumors —, pour un défenseur costaud qui n'y a joué qu'une seule fois. C'est un pari sur la profondeur à la ligne bleue, pas un coup d'éclat, et personne au club ne l'a présenté autrement. Une transparence, enfin, parce que c'est notre travail : l'échange de juin qui l'a amené ici ne figure pas dans nos archives — c'est le deuxième trou de la même période repéré cette semaine, après celui de l'échange de Brendan Gallagher (29 juin), comblé plus tôt aujourd'hui.

Crédible

Le Canadien 2e de la LNH pour l'efficacité de ses contrats, selon le modèle de Dom Luszczyszyn

Dom Luszczyszyn, de The Athletic, a publié le 29 juillet son classement annuel de l'efficacité des contrats des 32 formations de la LNH : le Canadien y apparaît au 2e rang, derrière les Hurricanes de la Caroline, après avoir occupé le 14e l'an dernier. Six ententes montréalaises décrochent la note A ou mieux — celles de Lane Hutson, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et Ivan Demidov, ce dernier lié pour huit saisons à 9,2 M$ par année — alors que les contrats de Phillip Danault et de Josh Anderson écopent d'un C-. L'analyste estime par ailleurs que la prolongation signée par Hutson en octobre dernier est le meilleur contrat du circuit, tous clubs confondus. Son modèle compare la valeur marchande projetée de chaque joueur au coût réel de son contrat pour les saisons qui restent; le classement a été relayé en anglais le 30 juillet par Karine Hains, de The Hockey News.

Ce que ça veut dire

L'efficacité d'un contrat, c'est l'écart entre ce qu'un joueur produit et ce qu'il coûte — et c'est exactement cet écart qui donne à Kent Hughes sa marge de manœuvre. Un noyau signé à long terme sous sa valeur marchande, c'est ce qui permet d'absorber le salaire d'un attaquant de premier plan sans vider l'alignement, soit précisément le dossier qui occupe l'été montréalais. Deux nuances s'imposent toutefois. Le bond du 14e au 2e rang découle de signatures déjà connues — Hutson, Demidov, Caufield, Slafkovsky — et non d'une manœuvre récente : ce classement photographie un bilan, il n'annonce rien. Et il s'agit d'un modèle d'évaluation, avec les hypothèses de son auteur, pas d'une donnée comptable vérifiable au dollar près — deux reprises du même article ne s'entendent d'ailleurs pas sur la répartition exacte des A+ et des A, ce pourquoi nous ne la publions pas.