Vinzenz Rohrer s'entend avec Zoug, en Suisse — il lui reste deux ans de contrat d'entrée avec le Canadien
Vinzenz Rohrer, espoir du Canadien de Montréal, s'est entendu avec le EV Zoug de la National League suisse, ont rapporté lundi le chroniqueur Klaus Zaugg, sur watson.ch, et le quotidien Neue Zürcher Zeitung, sous la plume de Nicola Berger. Zaugg chiffre l'entente à trois saisons; la NZZ, elle, s'en tient à un engagement dont elle ne précise pas la durée et qualifie de grotesques les montants de salaire qui circulent dans le milieu — nous n'en publions donc aucun. L'attaquant autrichien de 21 ans, repêché par Montréal au troisième tour, 75e au total, en 2022, a écarté le HC Davos et les ZSC Lions, son employeur des trois dernières saisons, pendant qu'à Berne on espérait encore le convaincre dimanche. Ni le EV Zoug ni le Canadien n'avaient officialisé l'entente au moment d'écrire ces lignes : la page des communiqués du club zougois n'en faisait aucune mention lundi soir, pas plus que celle du Canadien.
Ce que ça veut dire
Rohrer ne quitte pas l'organisation, il s'en éloigne d'un cran. Le contrat d'entrée de trois ans que Kent Hughes lui a consenti le 14 juin 2025 court de 2025-2026 à 2027-2028; la première saison a été écoulée en prêt aux ZSC Lions, si bien qu'il reste deux années d'engagement avec Montréal — 972 500 $ par saison selon PuckPedia, avant l'autonomie avec compensation. Zaugg décrit l'arrangement comme un prêt d'au moins un an consenti par le Canadien, et c'est de là que découle la vraie conséquence locale, celle qu'aucun communiqué n'écrira : la porte de Laval se referme pour 2026-2027, et le Rocket perd un attaquant qu'il comptait revoir après ses six matchs du printemps. Sur la masse salariale, l'effet est nul — un joueur prêté en Europe ne pèse pas sous le plafond —, et les dossiers Zachary Bolduc et Arber Xhekaj restent exactement où ils étaient lundi soir. Un mot, enfin, sur la façon dont la nouvelle a circulé, parce que c'est notre travail de le dire. Les quatre titres francophones parus lundi soir présentent comme acquis ce qui ne l'est pas encore. HabsolumentFan écrit que Rohrer « tourne le dos à Laval et à l'Amérique du Nord », alors qu'il reste sous contrat avec Montréal deux saisons de plus et que le club conserve le droit de le rappeler. DansLesCoulisses titre qu'il « a signé un contrat de trois ans en Europe » — une durée qui ne vient que de Zaugg, et que la NZZ ne confirme pas. Le Journal de Montréal et TVA Sports affirment tous deux qu'il « ne jouera pas avec le Rocket la saison prochaine » : c'est une déduction raisonnable du prêt rapporté — la nôtre aussi — mais une déduction, et aucun des deux clubs ne l'a écrite. Ce qui est établi lundi soir tient en une ligne : deux journalistes suisses établis rapportent une entente que ni le club suisse ni le club montréalais n'a confirmée.