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Canadiens · LNH
Édition du matin · lundi 3 août 2026
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Nouvelle · Canadiens

Contrat d'un an à deux volets pour Maksymilian Szuber, le défenseur obtenu de l'Utah en juin

Le Canadien de Montréal a annoncé lundi s'être entendu avec le défenseur Maksymilian Szuber sur un contrat d'une saison à deux volets, pour 2026-2027. Le club n'a pas dévoilé le montant. Szuber, 23 ans (6 pi 3 po, 215 lb), est arrivé dans l'organisation le 29 juin, quand Montréal l'a obtenu du Mammoth de l'Utah en retour de l'attaquant Joshua Roy — une contrepartie que le communiqué de lundi ne nomme pas, mais que le club avait lui-même annoncée en juin. L'arrière sort d'une saison de 65 matchs avec les Roadrunners de Tucson, dans la Ligue américaine, où il a récolté 27 points (11 buts, 16 passes) et 67 minutes de pénalité; il a mené les défenseurs de son équipe pour les buts et terminé troisième pointeur du club. Repêché au sixième tour, 163e au total, par les Coyotes de l'Arizona en 2022, il n'a disputé qu'un seul match dans la LNH, en 2023-2024. Détail que les reprises escamotent souvent : né à Opole, en Pologne, il joue au niveau international pour l'Allemagne, avec qui il a pris l'argent au Championnat du monde de l'IIHF en 2023, après avoir gagné le championnat de la DEL avec Munich en 2022-2023.

Ce que ça veut dire

À peu près rien sur la masse salariale, et c'est voulu. Un contrat à deux volets ne pèse sous le plafond que les jours où le joueur est effectivement dans la LNH — l'entente ne change donc pas l'arithmétique des dossiers Bolduc et Xhekaj, toujours ouverts. La vraie conséquence est ailleurs, et elle est datée : selon HabsWorld, Szuber devient cet automne admissible au ballottage pour la première fois. Autrement dit, le réflexe habituel avec un défenseur de 23 ans — le renvoyer à Laval et le laisser mûrir — coûte maintenant le risque de le perdre au profit de n'importe laquelle des 31 autres équipes. Une signature de fond de formation vient donc avec une décision réelle au camp, ce qui est précisément ce qu'une ligne d'agence de presse laisse tomber. Sur le fond de l'échange du 29 juin, la lecture mérite d'être dite franchement : Montréal a cédé Joshua Roy, un attaquant natif de Saint-Georges-de-Beauce repêché par le club en 2021 et qui avait disputé 38 matchs dans la LNH avec lui — 6 buts, 11 points, selon Pro Hockey Rumors —, pour un défenseur costaud qui n'y a joué qu'une seule fois. C'est un pari sur la profondeur à la ligne bleue, pas un coup d'éclat, et personne au club ne l'a présenté autrement. Une transparence, enfin, parce que c'est notre travail : l'échange de juin qui l'a amené ici ne figure pas dans nos archives — c'est le deuxième trou de la même période repéré cette semaine, après celui de l'échange de Brendan Gallagher (29 juin), comblé plus tôt aujourd'hui.

Sources

On résume les faits et on crédite toujours l'article original — le lire au complet, c'est chez eux que ça se passe. Notre méthodologie.

À lire aussi

Crédible

Le Canadien 2e de la LNH pour l'efficacité de ses contrats, selon le modèle de Dom Luszczyszyn

Dom Luszczyszyn, de The Athletic, a publié le 29 juillet son classement annuel de l'efficacité des contrats des 32 formations de la LNH : le Canadien y apparaît au 2e rang, derrière les Hurricanes de la Caroline, après avoir occupé le 14e l'an dernier. Six ententes montréalaises décrochent la note A ou mieux — celles de Lane Hutson, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et Ivan Demidov, ce dernier lié pour huit saisons à 9,2 M$ par année — alors que les contrats de Phillip Danault et de Josh Anderson écopent d'un C-. L'analyste estime par ailleurs que la prolongation signée par Hutson en octobre dernier est le meilleur contrat du circuit, tous clubs confondus. Son modèle compare la valeur marchande projetée de chaque joueur au coût réel de son contrat pour les saisons qui restent; le classement a été relayé en anglais le 30 juillet par Karine Hains, de The Hockey News.

Ce que ça veut dire

L'efficacité d'un contrat, c'est l'écart entre ce qu'un joueur produit et ce qu'il coûte — et c'est exactement cet écart qui donne à Kent Hughes sa marge de manœuvre. Un noyau signé à long terme sous sa valeur marchande, c'est ce qui permet d'absorber le salaire d'un attaquant de premier plan sans vider l'alignement, soit précisément le dossier qui occupe l'été montréalais. Deux nuances s'imposent toutefois. Le bond du 14e au 2e rang découle de signatures déjà connues — Hutson, Demidov, Caufield, Slafkovsky — et non d'une manœuvre récente : ce classement photographie un bilan, il n'annonce rien. Et il s'agit d'un modèle d'évaluation, avec les hypothèses de son auteur, pas d'une donnée comptable vérifiable au dollar près — deux reprises du même article ne s'entendent d'ailleurs pas sur la répartition exacte des A+ et des A, ce pourquoi nous ne la publions pas.

Crédible

L'agent d'Arber Xhekaj écarte toute panique et décrit Kent Hughes comme un négociateur « dur »

Brian Bartlett, l'agent d'Arber Xhekaj, est sorti publiquement sur les négociations qui n'ont toujours pas donné de contrat à son client pour 2026-2027, au balado The Game Plan de TSN 690 (épisode daté du 28 juillet, animé par Matthew Ross et Dave Trentadue). Bartlett soutient qu'« il n'y a pas de panique » ni dans son camp ni chez le Canadien, et attribue la lenteur à la congestion de l'effectif montréalais plutôt qu'à un désaccord de fond. Il décrit le directeur général Kent Hughes comme un homme qui ne se laisse pas intimider et qui s'écarte peu de son plan, tout en précisant qu'il tient compte de l'aspect humain, et se dit optimiste d'en arriver à une entente. RDS, qui a relayé l'entrevue le 29 juillet en soirée, rappelle que le défenseur de 25 ans est joueur autonome avec restriction et qu'il se bat pour un poste avec Jayden Struble, pendant que David Reinbacher et Adam Engstrom poussent derrière.

Ce que ça veut dire

Rien n'oblige ce dossier à se régler rapidement. Xhekaj n'a pas déposé de demande d'arbitrage avant l'échéance du 5 juillet, donc il n'existe aucune date butoir formelle — seulement l'ouverture des camps en septembre. Ce même choix le laisse toutefois admissible à une offre hostile d'une équipe rivale tant qu'il n'a pas signé, et c'est le vrai risque d'un dossier qui traîne. Sur la glace, le problème que décrit Bartlett est réel et mesurable : avec Struble déjà sous contrat et deux espoirs prêts à monter, Montréal négocie un sixième ou septième défenseur, pas un morceau de son top 4. C'est ce qui explique à la fois l'écart d'évaluation entre les deux camps et la patience qu'ils affichent — Xhekaj, lui, sort d'un contrat de deux ans à 1,3 M$ par saison signé le 30 juillet 2024.

Crédible

Marchenko : aucune permission exclusive accordée au Canadien pour négocier, dément Eric Engels

Une affirmation voulant que le Canadien ait obtenu la permission exclusive de négocier une prolongation de contrat avec l'attaquant des Blue Jackets de Columbus Kirill Marchenko, avant même qu'une transaction soit conclue, a circulé cette semaine sans qu'aucun journaliste ne soit nommé pour l'appuyer. Eric Engels, de Sportsnet, l'a démentie au Sick Podcast : aucune permission exclusive n'a été accordée à Montréal, et l'agent du joueur, Dan Milstein, avait déjà tourné l'affaire en dérision sur X. Engels a décrit la posture des Blue Jackets comme celle d'un club qui ne sollicite personne — « We'll call you. Don't call us. » —, ce qui rejoint la ligne tenue par le directeur général Don Waddell depuis le 2 juillet. Le site Dose.ca, qui rapporte le même passage du balado, ajoute un élément de calendrier : à compter du 16 septembre 2026, la nouvelle convention collective mettrait fin aux contrats de huit ans.

Ce que ça veut dire

Sur le fond, le dossier n'a pas bougé d'un pouce depuis une semaine. Columbus contrôle Marchenko encore une saison, n'a aucune obligation de vendre et répète la même chose depuis le début de l'été; c'est la position d'un club qui attend des offres, pas d'un club qui en cherche. Ce qui a changé, c'est la nature de la rumeur : une information présentée comme exclusive a circulé sans qu'aucun reporter ne la signe, et il a fallu un insider identifié pour la faire tomber. La distinction vaut la peine d'être retenue — une nouvelle que personne n'assume publiquement n'est pas une nouvelle. Quant à l'échéance du 16 septembre, si elle se confirme, elle reste le seul élément concret capable d'accélérer quoi que ce soit d'ici l'ouverture des camps : un acquéreur voulant garder Marchenko huit ans aurait intérêt à agir avant.