Le Pupitre.

Canadiens · LNH
Édition du matin · dimanche 9 août 2026
39 items au fil

Dernière heure

Rumeur · Canadiens

Trois gardiens sous contrat : la chronique Kelly relance l'idée d'un échange de Samuel Montembeault

Le chroniqueur Brendan Kelly, de la Montreal Gazette, a publié le 7 août un texte d'opinion pressant le Canadien de ne pas garder Samuel Montembeault comme gardien auxiliaire cette saison — et d'envisager plutôt un échange. Kelly appuie son argument sur la saison 2025-2026 de Montembeault, chiffrée : une moyenne de 3,43 (60e rang chez les gardiens ayant joué au moins 20 matchs) et un taux d'efficacité de ,872 (63e rang). Le Canadien compte maintenant trois gardiens sous contrat pour l'an prochain — Dobes, Fowler et Montembeault (3,15 M$, dernière année de contrat) — et Jakub Dobes lui-même a commenté la situation le 8 août à TVA Sports : « Monty et Jacob sont deux très bonnes personnes. Ça a fonctionné l'an dernier. Peu importe ce que l'état-major ou les entraîneurs décideront, je l'approuverai. » Ni Kelly ni TVA Sports ne rapportent une négociation d'échange en cours; il s'agit d'un diagnostic de logjam au poste, pas d'un rapport de transaction imminente.

Ce que ça veut dire

La fenêtre de rachat de contrat (buyout) de l'été est passée sans dénouement pour Montembeault, et Kelly note qu'il n'y a, pour l'instant, aucun preneur connu après sa saison difficile — ce qui pèse justement contre la valeur d'échange du gardien québécois. Dobes entame l'année comme numéro un avec un salaire d'aubaine de 965 000 $ avant que son contrat de trois ans à 16,07 M$ n'entre en vigueur; Fowler, 21 ans, pousse derrière. Garder trois gardiens sous contrat NHL n'est structurellement pas viable au-delà du camp — soit Fowler redescend à Laval (ce que Kelly juge un pas en arrière pour son développement), soit Montembeault change d'adresse. Rien de tout cela n'est encore un mouvement rapporté : c'est un dossier à surveiller, pas un échange en négociation.

Sources

On résume les faits et on crédite toujours l'article original — le lire au complet, c'est chez eux que ça se passe. Notre méthodologie.

À lire aussi

Crédible

Jeff Marek croit que le Canadien envisage sérieusement d'échanger Arber Xhekaj

L'initié Jeff Marek a changé le ton du dossier Xhekaj cette semaine. Interrogé directement à savoir si le Canadien pourrait envisager d'échanger son défenseur autonome avec restriction, Marek a répondu sans détour au balado The DFO Rundown, le 8 août : « Yes, I do » (« Oui, je le crois »). Il a précisé croire que l'organisation « considère cette possibilité », tout en reconnaissant que ce serait un mauvais coup pour les partisans qui apprécient le physique et la présence dans le vestiaire d'Arber Xhekaj, 25 ans. C'est la première fois qu'un initié établi situe l'hypothèse d'un échange du côté du CH lui-même, plutôt que du seul appétit d'autres équipes déjà documenté ici. Marek avait déjà abordé le nom de Xhekaj le 28 juillet à un autre de ses balados, The Sheet, pour avancer qu'un défenseur de ce profil ne devrait pas être échangé à un rival de conférence — écartant implicitement Philadelphie, déjà associée au dossier — mais plutôt vers l'Association de l'Ouest.

Ce que ça veut dire

Jusqu'ici, la rumeur Xhekaj reposait sur l'intérêt d'autres clubs (Flyers nommés le 22 juillet, Flames écartés le 5 août) sans qu'aucun signal ne vienne de Montréal. Marek renverse cette lecture : selon lui, l'initiative pourrait venir de Kent Hughes lui-même. Rien n'oblige toutefois une décision rapide — Xhekaj n'a pas déposé de demande d'arbitrage avant l'échéance du 5 juillet, donc aucune date butoir formelle ne force la main du DG avant l'ouverture des camps. Le calendrier retombe directement sur la veille V1 : Maxime Truman avait prédit le 20 juillet une entente contractuelle avec Bolduc ET Xhekaj d'ici le 10 août. Si Marek a raison, une partie du scénario prévu par Truman — un Xhekaj qui reste et signe — pourrait tout simplement ne jamais se réaliser, pas parce que les négociations achoppent, mais parce que l'équipe chercherait autre chose. Verdict de la veille attendu demain, quel que soit l'état réel du dossier.

Confirmé

Huit ans et 32 M$ pour Ville Koivunen à Pittsburgh : un nouveau comparable dans le dossier Bolduc

Les Penguins de Pittsburgh ont annoncé jeudi la prolongation de l'attaquant Ville Koivunen, joueur autonome avec compensation, pour huit saisons et 32 M$ — une moyenne annuelle de 4 M$ courant jusqu'au terme de la campagne 2033-2034. Le Finlandais de 23 ans compte 14 points en 47 matchs dans la LNH, répartis sur deux saisons partielles; il avait été repêché au 51e rang par la Caroline en 2021, puis acquis par Pittsburgh en mars 2024 dans la transaction de Jake Guentzel. Le directeur général Kyle Dubas a présenté l'entente comme « un pari — sur Ville, sur son potentiel », en expliquant par courriel aux médias locaux que sa décision découlait d'abord de l'évolution du marché des joueurs autonomes avec compensation cet été. En quelques heures, TVA Sports et DansLesCoulisses ont l'un et l'autre rattaché l'entente au dossier de Zachary Bolduc, toujours sans contrat à Montréal.

Ce que ça veut dire

Bolduc et Koivunen ont le même âge, ont été repêchés la même année et sortent tous deux de leur contrat de recrue avec le statut de joueur autonome avec compensation. Sur le plan de la production, l'écart est net et il joue en faveur du Québécois — 75 points en 175 matchs dans la LNH selon PuckPedia, contre 14 points en 47 matchs pour le Finlandais. C'est précisément cet écart que TVA Sports met en avant en avançant que Bolduc disposerait de plus de munitions à la table de négociation. La comparaison a toutefois une limite structurelle qu'aucune des reprises ne relève : les huit ans consentis à Koivunen ne paient pas seulement du rendement, ils achètent des saisons d'autonomie complète. PuckPedia situe l'échéance de son contrat au terme de la saison 2033-2034, moment où il deviendra joueur autonome sans compensation; le même registre fixe à 2030 l'année d'autonomie de Bolduc. Une entente de transition de deux ou trois ans — l'issue que plusieurs observateurs jugent la plus probable à Montréal — ne se construit pas sur cette base, puisqu'elle ne rachète aucune de ces années. Dubas lui-même situe sa décision du côté du pari sur un potentiel à venir plutôt que du prix d'une production déjà livrée. Sur l'état réel du dossier montréalais, rien n'a bougé ce jeudi. Bolduc et Arber Xhekaj demeurent tous deux joueurs autonomes avec compensation sans contrat — statut vérifié ce soir sur PuckPedia pour l'un comme pour l'autre — et le Canadien dispose de 9 783 924 $ sous le plafond salarial selon le même registre. Le registre officiel des communiqués du club n'a rien ajouté depuis la signature de Maksymilian Szuber, le 3 août, et l'échéance du 10 août évoquée publiquement le 20 juillet par Maxime Truman est désormais à quatre jours. Comme pour le montant de 5 M$ qui circule depuis le 31 juillet, ce qui s'ajoute aujourd'hui est un point de repère sur le marché, et non une information sur ce que les deux camps se sont dit : personne n'a rapporté l'état des pourparlers.

Crédible

Contrat de Bolduc : Renaud Lavoie dit douter du chiffre de 5 M$ qui circule

Interrogé le 4 août sur le prochain contrat de Zachary Bolduc à l'émission « Dans la Chambre avec Alex Lanctôt », l'expert de TVA Sports Renaud Lavoie a dit douter du montant de 5 M$ par saison qui circule depuis la fin juillet dans ce dossier : « J'ai de la misère à le croire », a-t-il répondu, en précisant savoir que le chiffre avait circulé récemment. Il ne l'a pas écarté pour autant, et n'a avancé aucun montant de rechange. Il rattache sa réserve à l'utilisation du joueur — Bolduc a terminé la dernière saison au sein du quatrième trio — tout en disant avoir aimé sa saison dans l'ensemble, et il y voit un écart à corriger entre ce rôle et le prix payé pour l'acquérir. Lavoie situe par ailleurs la décision au-delà du seul directeur général : elle implique selon lui Kent Hughes, Jeff Gorton et l'entraîneur-chef Martin St-Louis, face à l'agent du joueur, Pat Brisson. Zachary Bolduc demeure sans contrat pour la saison 2026-2027.

Ce que ça veut dire

C'est la première fois qu'un journaliste établi se prononce publiquement sur le chiffre de 5 M$, et il le fait pour le relativiser. L'origine du montant est ce qui manque le plus souvent quand il est repris : il a été avancé le 31 juillet par l'analyste Martin Biron au Sick Podcast, animé ces temps-ci par Éric Hoziel, et DansLesCoulisses en a relayé l'extrait le jour même. C'était donc une estimation de ce qu'un analyste juge que le joueur vaut — jamais un compte rendu de ce que les deux camps se seraient dit à la table. La réserve de Lavoie ne tranche pas davantage : elle dit ce qu'un journaliste bien informé juge crédible, pas ce qui est sur la table. Aucune des deux déclarations n'est une information sur l'état réel des négociations, et c'est la distinction qui s'efface quand le chiffre voyage seul. Sur le plan de l'effectif, l'argument de Lavoie est le plus concret du segment : un attaquant payé 5 M$ ne se laisse pas aligner sur un quatrième trio, ce qui oblige à décider le montant et le rôle ensemble plutôt que l'un après l'autre. Le Canadien disposait de 9 783 924 $ sous le plafond selon PuckPedia au moment d'écrire ces lignes — de quoi régler Bolduc et Arber Xhekaj, mais pas à n'importe quel prix. Les deux joueurs autonomes avec restriction demeurent sans contrat à quatre jours du 10 août, la date qu'une prédiction publique de Maxime Truman, faite le 20 juillet, désigne comme l'échéance d'une entente avec l'un et l'autre. Le registre officiel des communiqués du club n'a rien ajouté depuis la signature de Maksymilian Szuber, le 3 août.