Le Canadien 2e de la LNH pour l'efficacité de ses contrats, selon le modèle de Dom Luszczyszyn
Dom Luszczyszyn, de The Athletic, a publié le 29 juillet son classement annuel de l'efficacité des contrats des 32 formations de la LNH : le Canadien y apparaît au 2e rang, derrière les Hurricanes de la Caroline, après avoir occupé le 14e l'an dernier. Six ententes montréalaises décrochent la note A ou mieux — celles de Lane Hutson, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Nick Suzuki et Ivan Demidov, ce dernier lié pour huit saisons à 9,2 M$ par année — alors que les contrats de Phillip Danault et de Josh Anderson écopent d'un C-. L'analyste estime par ailleurs que la prolongation signée par Hutson en octobre dernier est le meilleur contrat du circuit, tous clubs confondus. Son modèle compare la valeur marchande projetée de chaque joueur au coût réel de son contrat pour les saisons qui restent; le classement a été relayé en anglais le 30 juillet par Karine Hains, de The Hockey News.
Ce que ça veut dire
L'efficacité d'un contrat, c'est l'écart entre ce qu'un joueur produit et ce qu'il coûte — et c'est exactement cet écart qui donne à Kent Hughes sa marge de manœuvre. Un noyau signé à long terme sous sa valeur marchande, c'est ce qui permet d'absorber le salaire d'un attaquant de premier plan sans vider l'alignement, soit précisément le dossier qui occupe l'été montréalais. Deux nuances s'imposent toutefois. Le bond du 14e au 2e rang découle de signatures déjà connues — Hutson, Demidov, Caufield, Slafkovsky — et non d'une manœuvre récente : ce classement photographie un bilan, il n'annonce rien. Et il s'agit d'un modèle d'évaluation, avec les hypothèses de son auteur, pas d'une donnée comptable vérifiable au dollar près — deux reprises du même article ne s'entendent d'ailleurs pas sur la répartition exacte des A+ et des A, ce pourquoi nous ne la publions pas.